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Chuiguidi


Chiguidi, le gardien des rêves

Chiguidi le gradien des rêves, est triste car ses amis ont oublié de l’inviter à leur grande fête. Il quitte la terre d’Afrique et va se cacher dans la forêt obscure. Depuis ce jour plus personne ne trouve le repos. Sans rêves, le sommeil n’est pas efficace. Tout le monde est fatigué, énervé, c’est la catastrophe. Les disputes et les bagarres éclatent. VITE IL FAUT RETROUVER CHIGUIDI !!

Niurki Perez Garcia, l’auteure cubaine du recueil dont est extraite l’histoire de Chiguidi est professeure de théâtre dans la province de Camaguey. Elle a publié de nombreuses oeuvres et pièces pour tout public et a remporté de nombreux prix littéraires en Amérique Latine et à Cuba. Niurki Perez Garcia invente des histoires à partir de la mythologie Yoruba, qu’on retrouve à Cuba et au Brésil, et utilise ces codes dans un univers onirique porteur de sens pour les enfants.

Dans cette adaptation, les artistes ont voulu pointer le fait qu’il ne faut pas se moquer d’un plus petit que soi, ni l’exclure et que le sommeil c’est important pour tout le monde !

Des chants et des rythmes parmi le corpus des musiques traditionnelles afro-cubaines ont été choisis et sont joués avec des instruments traditionnels tels que les tambours Batà. Ces tambours, joués sur leurs deux peaux, parlent une langue à six tons et font écho à l’histoire dans un langage musical. 

Les décors intègrent une vidéo de façon à jouer sur deux plans pour le spectateur : l’imaginaire et le réel …

 

Chiguidi apparait seulement dans le monde imaginaire, celui des rêves dont il est le gardien. Les autres personnages se jouent de l’écran, ils se matérialisent tour à tour dans la vidéo puis sur le plateau. Ogun, le plus costaud, sûr de lui, se moque de la taille de Chiguidi. Comme Obba éprouve de l’empathie, elle se rend très vite compte que Chiguidi doit se sentir rejeté, contrairement à Ogun, elle a de la peine pour lui. Elegua, pour qui rien n’est un problème, est persuadé que tout va bien dans le meilleur des mondes.
Les trois personnages, malgré leurs singularités, finiront par comprendre qu’il faut retrouver Chiguidi pour rendre l’équilibre au groupe.

Ils retournent dans le monde imaginaire de l’écran où ils sont pardonnés, puis enfin, Chiguidi s’adresse à tous pour chanter la berceuse salvatrice et offrir enfin le sommeil.

Les personnages reprennent la symbolique des Orishas cubains, Obba représente la justice, la maturité ; Elegua, l’instabilité, l’immaturité ; Ogun, la force insensible. Dans la mythologie afro-cubaine on retrouve également « Ceiba Iroko », l’emblématique arbre à palabre des origines africaines sous lequel il est bon de se réunir pour parler ou faire la fête.

Les enfants sont invités par le maître de cérémonie, à entrer dans l’histoire au sens propre. Comme à cet âge la barrière entre l’imaginaire et le réel est très fine, ils font le lien entre les personnages virtuels de la vidéo et l’action en direct.

Dans le spectacle, les musiciens jouent aussi avec leur corps et leur voix, ils prennent à tour de rôle la parole pour porter le récit.